Le meilleur est devant moi

Bonjour

Je m’appelle Xavier Aygon, j’ai 60 ans, j’aimerais vous expliquer comment je suis devenu chrétien à l’âge de 23 ans.
Je suis né à Lablachère dans le sud de l’Ardèche dans une famille catholique. J’étais donc chrétien selon les registres religieux, et même un pratiquant sincère et régulier ; j’ai suivi le catéchisme, fait mes deux communions, allait à la messe quasiment tous les dimanches. J’ai toujours cru en Dieu et n’avait aucun doute sur son existence. Mais j’avais mal compris qui était Jésus et surtout ce qu’il attendait de moi. La lecture complète des évangiles à l’âge de douze ans m’avait fortement impacté ; j’en ai déduit que la vie de Jésus était l’exemple à suivre : aimer les autres jusqu’à être capable de donner sa vie pour cela, vivre humblement, ne pas user de violence et se préserver du mal en ne péchant pas. C’était un défi colossal mais il n’y avait pas d’autre alternative.

A dix huit ans j’ai aussi assisté à une conférence de l’écologiste René Dumont qui venait d’écrire son fameux livre « l’utopie ou la mort ». Avec ces deux références, l’évangile et le combat pour l’écologie, j’avais entre mes mains deux outils fondamentaux pour changer le monde et le rendre meilleur. J’étais aussi non-violent et ne comptais pas faire mon service militaire, alors obligatoire, d’un an.
Mais les circonstances ont fait que le 1er octobre 1981 j’ai passé le portique du Camp de la Valbonne ; je n’ai pas osé « déserter », j’ai finalement abdiqué au fond de moi et enfilé le treillis militaire. Constat d’échec terrible : je n’avais pas la force morale de vivre selon mes belles convictions. Mon monde et ses illusions se sont effondrés, un autre monde allait s’ouvrir à moi.
Car j’ai crié à Dieu, l’implorant de me pardonner et lui demandant de m’éclairer dans ma situation. Car paradoxalement si mes convictions s’écroulaient j’en étais soulagé.

la grâce, c’est quoi pour toi ?

Dieu m’a parlé, il s’est révélé à moi. Il l’a fait en février 1982 lors d’une réunion à l’Assemblée Chrétienne de Nîmes qui s’est terminée par une invitation à donner sa vie à Dieu. Je me suis avancé sans trop savoir ce qui pourrait alors se passer. On a prié pour moi. A la fin Gérard est venu me parler et après m’avoir lu trois versets dans la Bible* il m’a posé cette question simple : la grâce, c’est quoi pour toi ? Je n’avais jamais réfléchi à cela, cependant le mot « gratuit » a jailli sur mes lèvres et, en le disant, mon esprit a compris : le salut est gratuit, il est offert, c’est Jésus qui a payé le prix pour nous sur la croix. « Jésus est mort pour sauver le monde », cette évidence annoncée dans toutes les confessions chrétiennes, des catholiques aux orthodoxes en passant par les protestants n’avait jamais percuté mon cœur : Jésus est mort pour moi, pour moi Xavier.

Alors tout s’est éclairci, comme lorsqu’on branche l’antenne sur la TV. La première et fondamentale chose que Dieu me demande c’est de croire en Jésus son fils et d’accepter son salut. Ensuite il me fait entrer dans les œuvres qu’il a préparées d’avance pour moi. Toute la gloire lui revient et une vie nouvelle a pu commencer il y a maintenant 37 ans.

Je ne suis jamais revenu en arrière, je n’ai jamais douté de mon salut. Nous avons depuis, avec Cathie mon épouse, une vie palpitant où Dieu est au centre et qui est pleine de projets. A soixante ans je crois que « le meilleur est devant moi ».** Comment pourrait-il en être autrement avec Dieu dans ma vie.

Je le remercie et lui rend gloire pour ce qu’il est.

* Epitre aux Ephésiens, chapitre 2, versets 8-9-10

** Titre de mon autobiographie.

Partagez cet article

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur email
Email
Fermer le menu